Deux façons de répondre, une seule épreuve
Dans le premier format, tu cliques sur le danger pendant que la séquence défile. Elle ne s'arrête jamais et tu disposes de dix clics pour toute l'épreuve. Un clic à côté ne te retire pas de point : il te retire un clic. Quand il n'en reste plus, l'épreuve s'arrête là, même s'il reste des films à voir.
Dans le second, la séquence va jusqu'au bout, puis on te demande ce que tu devais anticiper. Quatre propositions s'affichent, dont une à trois sont correctes. Une bonne cochée rapporte un point, une mauvaise en retire un, et un risque oublié ne coûte rien.
Tout le reste est identique : cinq séquences d'une trentaine de secondes, dix risques répartis dessus — zéro à trois par film — et six sur dix pour réussir. Ce qui change d'un centre à l'autre, ce n'est pas l'épreuve, c'est le geste qu'on te demande.
Ce n'est pas ta région qui décide, c'est ton centre
On lit partout une carte par région : le clic ici, la question là. Elle est commode, et elle est fausse en partie. Ce qui décide du format, c'est l'organisme agréé qui exploite ton centre d'examen — Autosécurité, AIBV, ACT ou La Sécurité Automobile. Chacun fait tourner son propre logiciel d'épreuve, et c'est pour cette raison que la réponse peut changer d'un centre à l'autre à l'intérieur d'une même région.
Autrement dit, la bonne question n'est pas « quel format en Wallonie » mais « quel format au centre où j'ai réservé ». Les deux ne donnent pas toujours la même réponse.
La carte la plus détaillée qui circule en ligne range AIBV du côté de la question à quatre propositions. AIBV écrit exactement le contraire sur son propre site. Quand un exploitant et un site spécialisé divergent sur le fonctionnement d'un examen, c'est l'exploitant qui fait foi.
En Wallonie, les deux réseaux annoncent le clic
Les centres wallons sont exploités par deux organismes seulement — l'AWSR, l'agence wallonne pour la sécurité routière, ne renvoie d'ailleurs qu'à eux : Autosécurité et AIBV.
AIBV publie son format sur son propre site : « dans chaque vidéo, vous devrez identifier le(s) risque(s) qui se présente(nt) en cliquant dessus », sur cinq séquences, avec un minimum de 6/10 pour réussir. C'est donc le clic, écrit par l'exploitant lui-même. Le réseau publie aussi ses quatre centres : Braine-le-Comte, Couillet, Mariembourg et Asse-Mollem.
Du côté d'Autosécurité, qui exploite le reste du parc wallon, toutes les sources décrivent le même geste — le clic — et aucune ne décrit l'autre format en Wallonie. Que tu passes à Liège, à Namur, à Tournai, à Charleroi-Couillet, à Arlon ou à Braine-le-Comte, c'est donc au clic qu'il faut t'entraîner.
En Flandre, la question arrive après le film
GOCA Vlaanderen décrit une épreuve sur ordinateur où tu indiques les dangers que tu as vus pendant un film d'une trentaine de secondes. Après chaque film vient la question « Wat heb je gezien ? » — qu'as-tu vu — avec quatre propositions dont une à trois sont correctes. En Flandre, l'épreuve fait partie de l'examen pratique lui-même et peut se placer avant ou après le test sur la voie publique, selon le centre.
Une nuance qui montre bien les limites du raisonnement par région : AIBV exploite aussi un centre en Flandre, à Asse-Mollem, et décrit le clic pour ses centres sans en distinguer aucun. Même là, « la Flandre fait comme ceci » n'est pas une règle sur laquelle parier.
Bruxelles : deux centres, et aucun ne publie son format
La Région bruxelloise compte deux centres d'examen. Anderlecht, rue du Labeur, est exploité par La Sécurité Automobile. Schaerbeek-Evere, rue Colonel Bourg, est exploité par ACT. Les deux organisent le test de perception des risques — ACT précise même qu'il se passe sans rendez-vous, du lundi au vendredi de 10 h à 16 h.
Mais ni l'un ni l'autre ne publie le format de son épreuve. Et les sites spécialisés qui prétendent le savoir se contredisent entre eux : les uns placent le clic à Schaerbeek, les autres à Anderlecht. Nous ne trancherons pas à leur place. À Bruxelles, la réponse fiable ne se trouve pas en ligne : elle se demande.
Comment obtenir la réponse pour ton centre
Repère l'exploitant de ton centre — Autosécurité, AIBV, ACT ou La Sécurité Automobile. Le nom apparaît sur la page où tu prends ton rendez-vous.
Appelle le centre, pas ton auto-école : l'auto-école te dira ce que ses élèves ont vu la dernière fois, le centre te dira ce qu'il fait tourner aujourd'hui. Le numéro est sur le site de l'exploitant.
Pose la question dans ces termes : « au test de perception des risques, est-ce qu'on clique dans la vidéo pendant qu'elle défile, ou est-ce qu'on répond à une question après la vidéo ? » Formulée comme ça, elle ne laisse pas de place au malentendu.
Retiens la date de la réponse : des centres ont déjà changé de format, et une information vieille de six mois n'engage personne. Revérifie si tu réserves longtemps à l'avance.
S'entraîner sans connaître son format
Tant que tu n'as pas la réponse, le plus sûr est de savoir répondre des deux façons. Ce sont les mêmes séquences et les mêmes dangers : seul le geste change, et il s'apprend en quelques minutes une fois que l'œil sait où se poser.
C'est ce que fait notre entraînement au test de perception des risques : le cours qui t'apprend où regarder, cinq examens blancs corrigés à la seconde près, et les deux formats sur les mêmes films — tu passes de l'un à l'autre quand tu veux.
Le cours qui t'apprend où regarder, cinq examens blancs corrigés à la seconde, et le clic comme la question sur les mêmes séquences.
Questions fréquentes
Quel format au centre d'Anderlecht ?
La Sécurité Automobile, qui exploite Anderlecht, ne publie pas le format de son test de perception des risques. Les sites spécialisés qui l'annoncent se contredisent entre eux. Un appel au centre est la seule réponse fiable, et il ne coûte rien.
Quel format au centre de Schaerbeek-Evere ?
Même situation : ACT publie que le test se passe sans rendez-vous, du lundi au vendredi de 10 h à 16 h, mais jamais le format de l'épreuve. Là aussi, il faut appeler.
Le test est-il au clic partout en Wallonie ?
Les deux réseaux qui exploitent les centres wallons — Autosécurité et AIBV — sont associés au clic, et aucune source ne décrit l'autre format en Wallonie. AIBV l'écrit noir sur blanc sur son site : tu identifies les risques « en cliquant dessus ». Si tu passes en Wallonie, entraîne-toi au clic.
Quel format en Flandre ?
GOCA Vlaanderen décrit une question posée après chaque film — « Wat heb je gezien ? » — avec quatre propositions dont une à trois sont correctes. Attention toutefois : AIBV exploite un centre à Asse-Mollem et décrit le clic pour ses centres sans en distinguer aucun, donc même en Flandre la règle par région n'est pas propre.
Puis-je choisir mon format ?
Non. Tu choisis ton centre, jamais ton format : c'est le centre qui décide. C'est précisément pour ça que la question mérite d'être posée avant de réserver, et pas la veille de l'épreuve.
Les deux formats sont-ils notés de la même façon ?
Le seuil est le même — six sur dix, sur cinq séquences qui portent ensemble dix risques. Ce qui change, c'est le prix d'une erreur. Au clic, un clic à côté ne retire pas de point mais consomme un de tes dix clics. À la question, une proposition cochée à tort retire un point, alors qu'un risque oublié n'en retire aucun.